Courtier en énergie sur le pôle industriel de Rousset

Sur une zone industrielle, trois choses coûtent cher sans qu’on les voie : une puissance souscrite qui ne correspond plus à l’activité, un contrat reconduit sans vraie mise en concurrence, et une accise payée au taux normal.

Un pôle industriel où l’énergie est un vrai poste de coût

Le pôle industriel de Rousset s’étend sur près de 300 hectares à cheval sur les communes de Rousset, Peynier et Fuveau. Il réunit environ 260 entreprises et 9 000 emplois, et reste labellisé PARC+ pour la période 2025-2027. C’est l’une des plus anciennes zones d’activités des Bouches-du-Rhône, structurée autour du GIHVA pour les industriels et de l’ASPLIR pour les propriétaires, dans le périmètre d’un Territoire d’industrie.

La microélectronique a donné son identité au site, mais le tissu réel est bien plus varié : plasturgie, connectique et électronique, chimie et résines techniques, agroalimentaire et boissons, logistique et stockage, restauration. Ce que ces activités ont en commun du point de vue énergétique : des équipements de production qui tournent longtemps, des puissances élevées, et souvent des rythmes qui ont évolué plus vite que les contrats.

J’accompagne des entreprises de cette zone sur leurs contrats d’électricité et de gaz. Voici les trois situations que j’y rencontre le plus souvent.

Des puissances souscrites qui ne suivent plus l’activité

C’est le problème que je rencontre le plus souvent sur cette zone. La puissance souscrite a été fixée au raccordement du site, parfois il y a quinze ou vingt ans, et n’a jamais été revue depuis. Entre-temps, l’activité a changé : une ligne ajoutée, une autre arrêtée, un passage en deux-huit, une extension de bâtiment, un process remplacé par un équipement plus sobre.

Les deux situations coûtent cher, dans des sens opposés. Une puissance surdimensionnée fait payer chaque mois une capacité réseau jamais utilisée. Une puissance devenue trop juste génère des dépassements facturés, parfois sur plusieurs postes horaires. Et quand un ajustement a bien été demandé, il l’a souvent été dans l’urgence, sans analyse de la courbe de charge : on corrige un symptôme sans regarder le profil réel.

La méthode est la même à chaque fois : récupérer vos données de comptage auprès du gestionnaire de réseau, analyser vos appels de puissance sur douze mois, simuler les réglages possibles, puis chiffrer le gain avant de demander quoi que ce soit. C’est une optimisation purement technique, réversible, qui ne dépend d’aucun marché et d’aucun fournisseur. Le détail de la méthode est sur la page optimisation du TURPE.

La reconduction tacite comparée à une seule offre

Le scénario est presque toujours identique chez les entreprises du pôle. Le fournisseur en place envoie sa proposition de renouvellement quelques semaines avant l’échéance. L’entreprise la trouve élevée, demande un prix à un deuxième fournisseur, compare les deux, et signe la moins chère. Elle a le sentiment d’avoir joué la concurrence.

En réalité, deux choses manquent. Le nombre d’abord : le marché français compte des dizaines de fournisseurs actifs sur le segment professionnel, et leurs positions varient fortement selon les profils de consommation, les volumes et les périodes. Deux offres ne disent rien du niveau réel du marché. Le calendrier ensuite : à quelques semaines de l’échéance, vous signez au prix du jour, quel qu’il soit, parce que vous n’avez plus le choix.

Anticiper change le rapport de force. En préparant la consultation plusieurs mois à l’avance, on peut attendre une fenêtre de marché favorable, consulter largement, comparer autre chose que le seul prix du kWh — durée, conditions de révision, frais de résiliation, clauses de profil — et garder du temps de réflexion. C’est souvent le levier le plus rentable, avant même l’optimisation technique. Voir la page stratégie d’achat.

Une accise payée au taux normal par méconnaissance

L’accise sur l’électricité, qui a remplacé la TICFE et avant elle la CSPE, est appliquée par défaut au taux normal. Or plusieurs des activités présentes sur le pôle peuvent ouvrir droit à des tarifs réduits ou à des exonérations, selon l’activité, les volumes consommés et l’usage qui est fait de l’énergie sur le site.

Certains procédés industriels et certaines entreprises grandes consommatrices d’énergie sont concernés. La demande n’est pas automatique : elle suppose de connaître le dispositif, de vérifier l’éligibilité et de réunir les justificatifs. Beaucoup d’entreprises ne savent simplement pas qu’elles y ont droit, et paient le taux plein depuis des années. Quand les conditions étaient réunies sans que le bon tarif soit appliqué, une demande de remboursement reste possible dans les délais prévus par la réglementation.

La vérification fait partie de l’audit initial. Elle est détaillée sur la page audit de l’accise et des taxes.

Trois repères avant de me contacter

Si vous voulez vous faire une idée par vous-même avant qu’on se parle :

Pour les entreprises qui ont plusieurs bâtiments sur la zone ou ailleurs, voir aussi la gestion des contrats en multisite.

Comment je travaille sur la zone

Le premier rendez-vous se fait sur votre site : c’est le seul moyen de comprendre votre process, vos horaires réels et vos projets. Je repars avec vos factures et, si vous m’y autorisez, l’accès à vos données de comptage. Vous recevez ensuite une analyse chiffrée des trois leviers — achat, acheminement, fiscalité — et vous décidez de la suite. L’audit technique initial est gratuit.

Rousset fait partie de ma zone d’intervention régulière, avec l’est des Bouches-du-Rhône et le Var Ouest. Voir l’ensemble de ma zone d’intervention.

Questions fréquentes

Intervenez-vous sur tout le pôle industriel ?

Oui. Le pôle s’étend sur les communes de Rousset, Peynier et Fuveau. J’interviens sur l’ensemble de la zone, ainsi que sur les communes voisines du pays d’Aix.

Faut-il changer de fournisseur pour optimiser sa puissance souscrite ?

Non. L’acheminement et la fourniture sont deux sujets distincts. L’ajustement des puissances se fait avec le gestionnaire de réseau, indépendamment de votre contrat de fourniture, et reste possible même en cours de contrat.

Mon site est en haute tension, est-ce que cela change quelque chose ?

Oui, les leviers sont plus nombreux : options tarifaires d’acheminement, répartition des puissances par poste horaire, énergie réactive. Ce sont généralement les sites où l’optimisation technique rapporte le plus.

Combien de temps prend l’audit ?

Quelques jours après réception de vos factures et l’autorisation de récupérer vos données de comptage. Je vous remets une analyse chiffrée, sans engagement de votre part.

Un audit gratuit commence par vos factures

Une facture récente d’électricité ou de gaz suffit pour identifier vos marges de gain sur l’achat, les taxes et l’acheminement.

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