Un parc d’activités à cheval sur deux départements
Le parc d’activités du plateau de Signes couvre plus de 220 hectares et réunit plus de 150 entreprises pour environ 1 800 salariés, dont une part importante vient des Bouches-du-Rhône. Aménagé par la CCI du Var, il occupe une position singulière : perché entre Marseille et Toulon, à la jonction du Var Ouest et du bassin d’Aubagne.
Le tissu y est dense et varié : automobile et compétition, mécanique et travail du métal, agroalimentaire et épicerie fine, pharmacie et biotechnologies, textile et décoration, logistique. Deux caractéristiques énergétiques reviennent souvent sur le plateau : des ateliers équipés de machines à forte puissance d’appel, et des activités dont l’intensité varie fortement selon les saisons ou les campagnes de production.
J’accompagne des entreprises du plateau sur leurs contrats d’électricité et de gaz. Trois situations reviennent presque systématiquement.
Des puissances souscrites qui ne suivent plus l’activité
C’est le problème que je rencontre le plus souvent sur le plateau. La puissance souscrite a été fixée au raccordement du site, parfois il y a quinze ou vingt ans, et n’a jamais été revue depuis. Entre-temps, l’activité a changé : une ligne ajoutée, une autre arrêtée, un passage en deux-huit, une extension de bâtiment, un process remplacé par un équipement plus sobre.
Les deux situations coûtent cher, dans des sens opposés. Une puissance surdimensionnée fait payer chaque mois une capacité réseau jamais utilisée. Une puissance devenue trop juste génère des dépassements facturés, parfois sur plusieurs postes horaires. Et quand un ajustement a bien été demandé, il l’a souvent été dans l’urgence, sans analyse de la courbe de charge : on corrige un symptôme sans regarder le profil réel.
La méthode est la même à chaque fois : récupérer vos données de comptage auprès du gestionnaire de réseau, analyser vos appels de puissance sur douze mois, simuler les réglages possibles, puis chiffrer le gain avant de demander quoi que ce soit. C’est une optimisation purement technique, réversible, qui ne dépend d’aucun marché et d’aucun fournisseur. Le détail de la méthode est sur la page optimisation du TURPE.
Les activités saisonnières sont particulièrement concernées : une puissance calée sur le pic de haute saison est payée toute l’année, alors que d’autres réglages sont parfois plus adaptés.
La reconduction tacite comparée à une seule offre
Le scénario est presque toujours identique sur le parc. Le fournisseur en place envoie sa proposition de renouvellement quelques semaines avant l’échéance. L’entreprise la trouve élevée, demande un prix à un deuxième fournisseur, compare les deux, et signe la moins chère. Elle a le sentiment d’avoir joué la concurrence.
En réalité, deux choses manquent. Le nombre d’abord : le marché français compte des dizaines de fournisseurs actifs sur le segment professionnel, et leurs positions varient fortement selon les profils de consommation, les volumes et les périodes. Deux offres ne disent rien du niveau réel du marché. Le calendrier ensuite : à quelques semaines de l’échéance, vous signez au prix du jour, quel qu’il soit, parce que vous n’avez plus le choix.
Anticiper change le rapport de force. En préparant la consultation plusieurs mois à l’avance, on peut attendre une fenêtre de marché favorable, consulter largement, comparer autre chose que le seul prix du kWh — durée, conditions de révision, frais de résiliation, clauses de profil — et garder du temps de réflexion. C’est souvent le levier le plus rentable, avant même l’optimisation technique. Voir la page stratégie d’achat.
Une accise payée au taux normal par méconnaissance
L’accise sur l’électricité, qui a remplacé la TICFE et avant elle la CSPE, est appliquée par défaut au taux normal. Or plusieurs des activités du plateau peuvent ouvrir droit à des tarifs réduits ou à des exonérations, selon l’activité, les volumes consommés et l’usage qui est fait de l’énergie sur le site.
Les entreprises industrielles et celles dont la consommation est importante au regard de leur activité sont les premières concernées. La demande n’est pas automatique : elle suppose de connaître le dispositif, de vérifier l’éligibilité et de réunir les justificatifs. Beaucoup d’entreprises ne savent simplement pas qu’elles y ont droit, et paient le taux plein depuis des années. Quand les conditions étaient réunies sans que le bon tarif soit appliqué, une demande de remboursement reste possible dans les délais prévus par la réglementation.
La vérification fait partie de l’audit initial. Elle est détaillée sur la page audit de l’accise et des taxes.
Trois repères avant de me contacter
Pour vous faire une première idée sans rendez-vous :
- Six vérifications à faire sur une facture, en un quart d’heure.
- Quand préparer un renouvellement : jusqu’à 18 mois avant l’échéance sur un compteur C4, le segment de la plupart des ateliers du plateau.
- Pourquoi une facture augmente alors que le contrat n’a pas bougé.
Plusieurs sites à gérer, sur le plateau ou ailleurs ? Voir la gestion des contrats en multisite.
Comment je travaille sur le parc
Je me déplace sur votre site : voir l’atelier, comprendre les horaires réels et les projets en cours vaut mieux que n’importe quel questionnaire. Vous me confiez ensuite vos factures et, si vous le souhaitez, l’accès à vos données de comptage. Je vous remets une analyse chiffrée sur les trois leviers — achat, acheminement, fiscalité — et vous décidez. L’audit technique initial est gratuit.
Je suis présent dans le réseau économique du plateau, notamment à l’association Delta Signes-Castellet, qui réunit les entreprises du parc d’activités, du circuit et de l’aéroport du Castellet, ainsi qu’au Club Var Access et lors des événements de la CCI du Var, qui aménage le parc. Voir mes clubs d’affaires et l’ensemble de ma zone d’intervention.
Questions fréquentes
Le plateau de Signes fait-il partie de votre zone habituelle ?
Oui. Le plateau est au cœur de ma zone : entre le Var Ouest et l’est des Bouches-du-Rhône, à la jonction des deux bassins où je travaille le plus.
Mon activité est saisonnière, est-ce un problème ?
Au contraire, c’est souvent là que les gains sont les plus importants. Une activité très marquée par les saisons rend le dimensionnement des puissances et le choix de l’option tarifaire d’acheminement particulièrement rentables.
J’ai plusieurs bâtiments sur la zone, faut-il tout regrouper ?
Pas nécessairement. Chaque point de livraison a son profil et son contrat. En revanche, harmoniser les échéances permet de consulter les fournisseurs pour l’ensemble en une seule fois, avec de meilleures conditions.
Combien coûte l’accompagnement ?
L’audit technique initial est gratuit et sans engagement. Les conditions de l’accompagnement vous sont présentées clairement avant toute signature.